Question: Avez vous déjà été responsable de la perte de la virginité de quelqu’un ?
Je crois l’avoir dit dans l’article précédent, il n’y aura pas forcément d’ordre chronologique ici. J’aurais pu continuer à raconter mes débuts, mais j’ai décidé de faire un petit fast forward (le rewind viendra un jour), et zapper sur ma première « histoire d’amour ».
J’avais 19 ans à l’époque, et pas forcément une bonne opinion de la gente masculine, suite à une expérience malheureuse (le salaud suprême, celui qui ne mérite même pas de figurer ici, et qui a la réflexion ne mérite même pas de vivre, mais je ne le savais pas à l’époque) J’enchainais donc les aventures sans lendemains, ne cherchant pas plus, mais sachant très bien ce que je voulais donner, et à qui. Rien à foutre de ce que les gens pensaient, j’étais mal dans ma tête, encore plus mal dans mon corps (on appellera ça de la surcharge pondérale), mais je m’en foutais, papillonnais et profitais de ma jeunesse. La fuite en avant, c’est tout un art de vie!
Ma vie étudiante, à coté de ça, avait volé en éclat après le bref passage de salaud suprême dans ma vie. Mon quotidien se résumait donc a glander, dormir, et sortir. Ce qui demande beaucoup d’énergie, mais aussi pas mal d’argent, chose qu’une étudiante n’a pas forcément. Mais pas grave, après moi le déluge!
Durant une soirée très arrosée, où j’étais accompagnée d’un pas charmant jeune homme (« j’aime les grosses » n’est pas forcément le compliment a sortir à une demoiselle), je remarquais un autre jeune homme, un peu en retrait, et assez timide malgré son taux d’alcoolémie. Ayant repoussé les assauts de « l’officiel » une partie de la soirée (je préfère me faire larguer que de larguer, question de commodité), je m’arrangeais pour faire passer un subtil message au beau blond. Là, je m’arrête de suite: mon style a toujours été plutot « grand brun ténébreux », mais lui avait quelque chose…
Après quelques renseignements, il s’avère que le jeune homme est ce qu’on peut appeler un futur cowboy du ministère de l’Intérieur. Ouille, je ne fais pas de discrimination, mais disons qu’il y a des métiers qui ne m’attirent pas des masses. Mais bon, chacun a sa chance, on ne va pas s’arrêter à ça!
Le souci, c’est que Cowboy ne semble pas très réceptif à mes signaux, ou qu’il est homo. Oui, c’était à ce point là, je crois que si je m’étais mise nue devant lui en lui disant « prends moi sur le bar là maintenant tout de suite » il se serait retourné pour vérifier que c’était bien à lui que je parlais. Il a fallut l’intervention d’un de ses potes (qui me taillait la discut’ pendant ce temps) pour qu’il comprenne que les signaux étaient pour lui. En gros, l’intervention fut « t’es con ou quoi, c’est toi qu’elle veut! »
Il y a toujours un petit souci, c’est que techniquement je suis toujours avec le pas charmant jeune homme, qui ne semble pas décidé à me larguer ce soir. Enfin qui vient tourner de temps en temps, mais qui ne se décide pas. Je suis foncièrement honnête, et ne trompe jamais quelqu’un sous son nez, question de principe. Il va donc falloir qu’il se décide, et si possible avant que je sois ménauposée. Finalement, le pas charmant jeune homme n’étant pas aussi civilisé que moi, c’est une amie qui vient me voir en me disant « je suis désolée, il m’a embrassé… » Comme si ça allait me déranger! Rétrospectivement, oui, parce qu’il a été à l’origine du dépucelage de la copine en question, et que ça n’a pas l’air d’avoir été la joie. Mais ça, après tout, ce sont leurs affaires, pas les miennes.
J’ai donc le champs libre avec Cowboy, et décide de passer à l’attaque, parce que mon taux d’alcoolémie frise le coma éthylique, et que la soirée se termine. Il se montre assez réceptif à mes avances, malgré une frustration certaine: Je viens de me faire piercer la langue, et refuse donc tout French kiss durant deux mois.
Le soirée s’achève tranquillement, échange de numéros, « on s’appelle on se fait une bouffe », la routine en bref. Je ne sais pas pourquoi, alors que je n’appelle jamais un mec (question de principe, ou juste pour le traiter d’enfoiré fini), je décide d’envoyer un petit texto le dimanche soir a Cowboy. Il a quasiment fallu que je lui saute dessus, si j’attends qu’il appelle, ça peut prendre une autre décennie!
Quelques jours plus tard, on décide de se revoir, histoire de se rendre compte de ce que ça donne à jeun. Je dois dire que mon taux d’alcoolémie me rendait assez incertaine: si ça se trouve, il était carrément laid et très très con, mais certains de mes souvenirs s’étaient évaporé avec les dernières vapeurs d’alcool… Le résultat est assez concluant, et on commence à se voir assez fréquemment. Mais comme Cowboy est en internat, il trouve toujours une excuse pour filer juste après m’avoir déposé chez moi. Rageant!
Un soir, je réussis à le convaincre de se faire une soirée juste tous les deux, à mon appartement, pour changer. Il accepte, et après une petite séance de bisous qui s’échauffent progressivement, il s’éclipse. Argh! Ça continue quelque temps comme ça, jusqu’au soir où il reste dormir. Je suis toute contente, j’ai les hormones au taquet, ce soir, ça va être le feu d’artifice! Je me trompe, énormément!
Pendant un mois il restera dormir tous les soirs. Tous les soirs, baisers torrides, mains baladeuses, je lui grimpe dessus, et juste au moment où on va enfin passer aux choses sérieuses (c’est a dire rapprochement en valeur négative comme l’explique si bien Beigbeder dans l’Amour dure trois ans), la phrase assassine: »Je suis crevé, et je dois me lever tôt demain. » Au fait, suis-je bien sûre qu’il est hétéro? Il cherche peut-être à se convaincre que son engagement dans la police nationale n’est pas due a un quelconque phénomène Village People?
Pendant un mois, tous les soirs, je laisse glisser mes mains jusqu’à son entrejambe, m’assure, qu’il est bien réveillé, le guide pour que lui aussi participe (avec la fâcheuse manie de s’essuyer les doigts sur le bord du lit, ok je suis excitée et ça se sent, mais « ce n’est pas sale » comme dirait l’animateur d’une émission de radio de mon adolescence)
Pendant un mois, attendant qu’il prenne une initiative, mettant les capotes a portée de main, je me résous a lui grimper dessus parce qu’apparemment, lui ne prendra pas les devants…
Un jour, je craque. Mon niveau de frustration est vraiment trop élevé, et je me dis qu’il y a un problème! Et là, il m’avoue tout gêné que techniquement… Ça sera sa première fois, son unique tentative préalable ayant été un lamentable échec. Pas grave, j’aime les défis, et ce soir, il ne s’en sortira pas comme ça! En effet, après un réveil manuel, une séance de grimpette mémorable, un enfilage de capote a l’aveuglette (toujours le pire moment à passer ça!), je lui dis de me laisser faire, et d’arrêter de stresser. Car oui, avant, monsieur stressait, ce qui avait le don comique au début et stressant ensuite de lui faire perdre tout moyen, et de faire disparaitre toute trace d’excitation sous la ceinture. Cette fois-ci, pas le temps de stresser, je lui grimpe dessus et m’installe confortablement. Bon, ce que j’avais zappé, c’est qu’une première fois pour un homme est souvent synonyme de rapidité fulgurante, et malgré tous ses efforts, le coït en lui même n’a pas du dépasser les 2 minutes 30. Mais ce n’est qu’un début, avec le temps…
Ce que je ne savais pas, c’est que j’avais réveillé un monstre…
22 h 47 min on février 1st, 2009
2 minutes 30 pour une première fois, c’est pas si mal
Oui, enfin tout est relatif, il avait 21 ans le petit, donc il avait eu le temps de pratiquer tout seul avant! Je rappelle que ça faisait un mois que j’en pouvais plus moi!
Commentaire n° 1 posté par K le 03/10/2005 à 01h10
2 minutes 30 la première fois avec ce que tu lui a mis comme pression ? Mais il est super endurant, ce gars en fait !
Je n’avais pas mis la pression! Ptain, un mois quoi, j’aurais pu mettre le feu au lit tellement mes hormones étaient en ébullition… Mais c’est pas pour autant que je lui ai dit « depuis le temps, expédie moi directement au septième ciel! »
Commentaire n° 2 posté par Lewis le 04/10/2005 à 02h01
et après un mois tu tenais toujours, il devait vraiment te plaire où c’était juste un défi ?
Il me plaisait énormément…
Commentaire n° 3 posté par Bouc & Moustache le 04/10/2005 à 15h22
Je confirme 2mn30 c’est un exploit pour un type qui a été chauffé pendant un mois. Normalement il aurait dû exploser dès que tu lui a mis la capote, au pire juste à l’entrée !
Mais bon pourquoi n’avez vous pas remis ça juste après ? le stress passé, et enfin dépucelé, il aurait mieux tenu et encore plus la 3ème fois…
On a remis ça les deux ans suivants, mais ce soir là, ce fut « faut que je dorme je me lève tôt demain »… Je commençais à avoir l’habitude!
Commentaire n° 4 posté par Stéphane le 05/10/2005 à 13h09
Je découvre ton blog, et vais lire avec avidité tous ces petits articles bien alléchants et racontés avec une sacré dose d’humour
C’est fou ça qu’un mec ai peur de se faire dépuceler !!
Il y en a dont la psychologie doit se rapprocher de la psychologie feminine… Ou alors je suis effrayante!?!???
Commentaire n° 5 posté par F le 12/10/2005 à 14h44