Question: Avez vous déjà simulé un orgasme ?
Le début de la fin avec Cowboy s’est amorcé lorsqu’il a déménagé, direction la Capitale, pour les besoins de son travail, et que j’ai moi aussi déménagé pour les besoins de mes études, sans me rapprocher de lui. Nos chemins ont commencé à se séparer, et on n’a jamais vraiment réussi à se retrouver.
J’étais très amoureuse de lui à cette époque, et lui passais pas mal de choses. Ses demandes étaient de plus en plus insistantes au lit, mais je gérais au cas par cas. Nous ne nous voyions plus que durant les vacances, ou lorsqu’il avait un week-end prolongé et pouvait venir me voir. Pour palier au manque de contact, il me sponsorisait mon accès à internet, et j’ai commencé a trainer sur des sites de rencontre, pour m’amuser. Je m’étais coupé du monde, je n’avais envie de connaitre personne dans cette nouvelle ville, le net était mon seul espace d’évasion.
Quand on se voyait, j’avais de plus en plus de mal à le laisser me toucher, mais ne laissais rien paraitre. Quand je refusais une partie de jambes en l’air sous prétexte de fatigue, migraine (alors que je n’en avais tout simplement pas envie mais ça, ce n’était pas un motif valable pour lui), il insistait pour avoir son petit moment de plaisir, ne comprenant pas que je ne voulais pas de sexe, et que le meilleur moyen de me convaincre aurait été que lui s’occupe de moi, sans forcément réclamer un retour. C’est à ce moment-là que j’ai commencé a simuler activement, histoire que ça aille plus vite. Et que j’ai commencé à réaliser son égoïsme extrême au lit. Moi ou une autre, de toute façon, ça n’aurait rien changé, il ne connaissait même pas mon mode d’emploi!
Un autre souci de Cowboy, qui n’avait connu que moi, était justement son manque de connaissances du fonctionnement d’une femme. C’est physique, un homme qui n’est pas excité ne bande pas. Une fille, elle reste sèche. Cowboy avait trouvé la parade: « ça va faire mal au début mais ça ira mieux après! »
Nuance: ça faisait atrocement mal au début, c’était un peu plus supportable après!
La technique était rodée: préliminaires minimaux « ça ne sert à rien tu ne seras pas excitée de toute façon » (rien que la phrase en elle-même coupe toute envie naissante!), passage sur le ventre, et il se soulageait. Je préférais être sur le ventre parce que c’est la position qui me donne le plus de sensations (et permet donc un minimum d’excitation) et que ça m’évitait de l’avoir en face de moi… Tout était calculé! Il trouvait son compte, moi pas, mais j’avais ensuite la paix. Le dialogue avait fui notre couple, et je savais qu’il n’y avait pas grand chose à faire contre ça.
Je me rendais compte aussi qu’il n’avait pas du tout les mêmes besoins que moi. Les hommes et les femmes sont différents, c’est un fait, mais là ça virait à l’incompatibilité! J’avais l’impression qu’il ne restait avec moi que pour sa dose de sexe, et basta. Son ordinateur était truffé de vidéos porno, que j’ai un jour supprimé de rage, en lui disant que tant que j’étais là, en vacances, il pouvait se contenter de moi. Il m’a fait clairement comprendre que je ne lui suffisais pas, et qu’il comblait ses manques par de l’action solitaire. Mon rejet devenait du dégout, la fellation un moyen d’avoir la paix (en y mettant un petit peu les dents les jours où je n’avais vraiment pas envie, oui je suis parfois mesquine!), et il ne se demandait jamais ce qu’il aurait pu faire pour que moi aussi j’en profite pleinement…
Nous sommes restés ensemble durant quasiment deux ans, et je suis partie deux fois. La première parce que j’avais besoin de faire le point, et je suis revenue, et la seconde parce que je n’en pouvais plus, et cette fois-là je ne suis pas revenue… Mais durant ces deux pauses, j’ai découvert une chose: Je doutais suffisamment pour aller voir ailleurs, et ne pas avoir de regrets (c’est ça le pire d’après moi!)
Le casier judiciaire de Cowboy commence à s’etoffer, je crois que je vais le laisser de côté (momentanément) et repartir dans mon exploration pas très chronologique… Comme je l’ai dit, il n’y aura pas d’ordre (mais je garde le lourd pour la fin, logique!)
23 h 06 min on février 1st, 2009
Ah, là c’est vraiment glauque.
On n’est jamais parfaits, moins encore au début de notre vie sexuelle, mais quand même, une telle situation… ça fait peine à lire.
Hum disons que j’ai quand même connu quelques boulets, donc tu sais c’était supportable… Pour mon dernier article, je parlerais peut-être de salaud suprême… Et Cowboy va revenir ponctuellement (mais dans le rôle beaucoup moins glorieux du cocu!)
Commentaire n° 1 posté par Lewis le 04/10/2005 à 02h15
Au fait, je peux t’ajouter dans mes liens ?
Ce serait un honneur!
Commentaire n° 2 posté par Lewis le 04/10/2005 à 02h28
Tu gardes le lourd pour la fin ? Euh… C’est pas du lourd ça ?! Oulàlà j’ai peur !
Disons que là c’est encore très soft! lol Enfin une expérience en particulier que je garde pour la fin…
Commentaire n° 3 posté par K le 04/10/2005 à 15h15
rien a regretter avec ce cow bow, ça dégaine vite mais ça vise mal
Très bien résumé!
Commentaire n° 4 posté par Bouc & Moustache le 04/10/2005 à 15h32
Mais quelle horreur, ce cow-boy… Il ne mérite même pas ce pseudonyme.
Au contraire je trouve que ce surnom lui va assez bien! Il faut dire aussi que je connais le monsieur dans son ensemble, parfois un surnom n’est pas forcément parlant quand on ne connait que quelques anecdotes…
(et puis c’est vachement dur de surnommer tout le monde!)
Commentaire n° 5 posté par E. le 11/10/2005 à 15h59
oh mon dieu.. J’ai du mal à croire que l’on puisse appeler ça une « relation de couple »…
Commentaire n° 6 posté par Pam le 05/04/2008 à 20h15
Non mais il avait quand même des bons côtés hein!
Réponse de Naughty Girl le 13/04/2008 à 23h14
bah espérons ! ^^ »
Commentaire n° 7 posté par Pam le 14/04/2008 à 22h21
Promis!
Réponse de Naughty Girl le 14/04/2008 à 22h36