Question: Avez vous déjà été infidèle ?
Le souci mineur avec Cowboy, c’est qu’un fois qu’il a déménagé, je me suis rendue compte que je n’étais pas si malheureuse que ça sans lui. Au bout de quelques temps, je suggérais donc une pause. Une pause totale. C’est à dire libre à chacun d’aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte.
En pleurs, Cowboy me promet de m’attendre, je suis sa vie, il attendra le temps qu’il faudra mais il ne veut personne d’autre que moi. Je lui dit de ne pas faire de promesses du genre, que je ne lui demande pas de le faire, et qu’il ne la tiendra pas forcément. Mais il insiste.
Et débarque même chez moi à l’improviste le lendemain (je l’ai su une demi heure avant, après avoir harcelé un de ses potes parce que je sentais que quelque chose n’allait pas.) Nous discutons beaucoup, et… Pour la première fois depuis très longtemps, quand la situation dérape, je suis excitée à mort, ça ne fait pas mal, j’apprécie pleinement ce câlin, mais refuse qu’il m’embrasse. Le sexe d’avant rupture, quand on sait que c’est la dernière fois avant un bon moment avec cette personne, a cette saveur spéciale, où l’on se fiche de l’image que l’on va renvoyer, on cherche juste un maximum de plaisir à deux, parce que finalement on se connaît assez bien pour faire quelque chose de potable, alors autant s’éclater!
Le lendemain matin, il regrette la nuit qu’on a passé (comme si je l’avais forcé à venir me voir!) et repart chez lui. La pause est entamée.
Je traine parfois sur le net le soir, et fais la connaissance de Footballeur je ne sais plus trop comment. Footballeur est d’origine portugaise, habite un petit paradis bancaire européen, fait je ne sais plus quoi de ses journées, et est passé à côté d’une carrière pro à cause d’un blessure. Footballeur est charmant, pourrait faire guest star dans le calendrier du XV de France, et il semblerait que je ne lui sois pas indifférente. Plutôt flatteur quand on voit le beau mec que c’est!
Un jour (ou peut-être une nuit, sûrement une nuit même) il me dit qu’il veut passer un week-end avec moi. Je doute fortement: j’habite très très loin, je n’ai jamais couché avec un contact internet (mais il faut un début à tout!), et je ne suis pas sûre d’être à la hauteur (complexe d’infériorité, quand tu nous tiens…)
Mais bon, après tout, je n’ai pas à bouger de chez moi, et si tout se passe bien je devrais passer un week-end agréable (les conversations étaient devenues un peu plus sexy) Un seul petit souci: je culpabilise pour Cowboy, qui vit une période d’abstinence. Mais bon, je suis jeune, je dois penser à moi, et ça me permettra peut-être de faire le point sur ce que je veux…
Le rendez-vous est donc pris, et un soir il débarque. Il est aussi mignon en vrai que sur le net (ça commence bien) mais… Terriblement musclé! A l’époque, j’ai encore le style loukoum, le seul avantage étant la poitrine, je complexe à mort sur mes abdominaux inexistants. Me retrouver au lit avec un tas de muscles me complexe encore plus.
Premier mauvais point: il me torture les seins. Ok, c’est mon atout majeur (arme de persuasion massive même d’après certains!) mais c’est zone interdite, on regarde mais on ne touche pas, ou seulement avec une délicatesse infinie (blocage très gênant, mais blocage quand même!) Or, Footballeur commence à pincer, tordre, triturer, ce qui m’arrache un cri de douleur qui le calme momentanément.
Vient le moment fatidique: le déshabillage intégral. C’est toujours un mauvais moment à passer lorsqu’on découvre quelqu’un: se retrouver nu et voir le corps de l’autre. Mon épilation est impeccable, je rentre le ventre, essaye de paraitre à mon avantage, détendue, zen, alors qu’intérieurement c’est la panique. Footballeur fait tomber le boxer, et là… Le choc! J’ai un moment d’arrêt, et je n’arrive pas à cacher ma surprise: cet homme est monté comme un cheval! Ce n’est pas humain! Un rapide calcul mental: non, ça ne va pas rentrer! Bon, stresser ne sert à rien, essayons de nous détendre…
Le meilleur moyen de penser à quelque chose, c’est de se dire de ne pas y penser. Essayez, ca marche a tous les coups! J’angoisse donc a mort du moment où… Nan, je ne dois pas y penser. Alors que j’arrive enfin à me détendre, arrive l’instant fatidique de la pénétration. Et là, ben ça passe pas, même avec un chausse-pied. Rien à faire, je ne peux pas. Footballeur, a force de caresses et de gentillesses, pense réussir à faire fonctionner nos deux mécaniques en symbiose… Mais là… The blocage!
Quand je fais une crise de stress, il vaut mieux savoir ce que ça donne: tremblements, pleurs incontrôlés, et je me recroqueville sur place. Désarmant quand on ne sait pas, et encore plus quand c’est lors d’une première fois. Je finis par m’enfermer dans la salle de bain, réussi à me calmer, et retourne me coucher. Footballeur prend de mes nouvelles, et la nuit se finit tendrement, dans les bras l’un de l’autre, avec des caresses (je n’oublierai jamais le « si t’es aussi douée lors de l’acte que tu l’es avec tes doigts, je regrette ce que je suis en train de rater », mon ego a triplé de volume ce jour-là!)
Le lendemain matin, début officiel du week-end, alors que je comate sous la douche, il revient tout paniqué: « mon père a eu un accident, il faut que je rentre. » Je compatis à sa souffrance, et le voilà qui repart, 12 heures après être arrivé.
Ca aurait pu continuer, mais l’histoire s’arrête là.
Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Footballeur, même si j’ai tenté, je me suis fait envoyer chier quand j’ai voulu prendre de ses nouvelles. Je ne sais pas (et ne saurai jamais, d’ailleurs je ne veux même plus savoir) ce qui s’est réellement passé, mais avec du recul je ne regrette rien.
Et j’ai appris que pour les mecs, on ne mérite pas toujours une explication avant (ou après) de se faire jeter!
23 h 35 min on février 1st, 2009
lol c’est bien ça va rassurer un paquet de types qui s’inquiètent de leur taille (merci les pornos !). Peut-être faut-il rappeller que la taille la plus répandue en France se situe entre 15 et 17cm (moyenne mondiale à 14cm) de long pour 3-4 cm de diamètre.
Ensuite dans ton cas je pense que le blocage était plus psychologique que physique, tu as eu peur et du coup ton vagin s’est refermé, refusant l’entrée au « monstre ». Mais tu sais bien que techniquement des choses beaucoup plus grosses peuvent y passer (certes avec préparation et parfois douleurs), alors même un pénis « énorme », allez disons 22cm pour 6cm de diametre, ne sera jamais rien comparé à un bébé.
Je pense qu’il y avait une bonne partie de blocage, mais que c’était pas humain non plus… lol
Pour ce qui est des enfants, je suis d’accord… Mais parfois ça serait bien d’avoir accès à la péridurale lors de certaines parties de jambe en l’air!
Commentaire n° 1 posté par Stéphane le 06/10/2005 à 03h10
Mytho mytho… Je n’y crois pas un instant à l’accident de son pere
Avec du recul (et même sans, puisqu’il m’a envoyé chier quand je lui ai demandé si le problème n’était pas tout simplement qu’il en avait déjà marre, il a sauté sur l’occasion pour m’insulter), moi non plus, j’ai vraiment du le dégouter alors! Mais mon interrogation reste entière: pourquoi mentir plutôt que de dire la vérité? C’est si dur que ça? Ca lui aurait arraché la gorge?
Commentaire n° 2 posté par K le 06/10/2005 à 05h26
juste un mot sur le début, oui la dernière fois c’est différent, on ne fait plus gaffe à son image… ça m’avait presque blessé d’ailleurs
S’il y a un trop grand décallage (quelqu’un de silencieux qui se met à hurler, ou à avoir des paroles crues, quelqu’un de timide qui prend des initiatives inattendues) ça peut effectivement causer un choc assez désagréable, l’impression de découvrir la personne sous un autre jour… Si ça permet juste de s’éclater, pas forcément en changeant quoique ce soit, mais en cherchant plus intensement le plaisir, pourquoi pas…
Commentaire n° 3 posté par Bouc et Moustache le 06/10/2005 à 12h34
>> pourquoi mentir plutôt que de dire la vérité?
Perso je verrais trois grands types de « raisons » (non mutuellement exclusifs) pour mentir :
- la lâcheté : parce que c’est parfois plus facile de fuir que de dire la vérité,
- la facilité : on peut éviter beaucoup de tracas en mentant simplement plutôt que d’expliquer quelque chose de très compliqué,
- la « compassion » (je mets des guillemets) : on peut préférer mentir pour éviter à l’autre de souffrir, tout en obtenant le même résultat concret.
Par contre pour faire le lien avec ton histoire…
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Je fais très bien le lien. lol
Pas facile de dire à quelqu’un qui t’a fait le lot « stupeur et tremblements » que tu ne veux plus la voir parce qu’elle est une psychopathe sous la couette! Je ne sais pas laquelle des trois excuses il aurait pu invoquer, sûrement un mix des trois…
Mais ce qu’il faut savoir, c’est que c’est toujours mieux de dire une fois pour toute la vérité, ou au moins une partie de celle-ci, que de laisser quelqu’un comme ça, sans nouvelles!
Bon, faut que je ponde des articles ou j’ai le beau rôle quand même!
Commentaire n° 4 posté par Lewis le 06/10/2005 à 19h59
Bah, si ton ego a triplé à un moment, c’est déjà ça…
Il faut prendre les compliments comme ils viennent! lol
Commentaire n° 5 posté par Estel le 11/10/2005 à 16h13
>> Mais ce qu’il faut savoir, c’est que c’est toujours mieux de dire une fois pour toute la vérité, ou au moins une partie de celle-ci, que de laisser quelqu’un comme ça, sans nouvelles!
Bah, perso je suis entièrement d’accord, à la fois pour dire et qu’on me le dise – même si c’est désagréable au moins on sait – mais c’est quand même plutôt rare, en tout cas d’après ma petite expérience…
Le courage n’est pas forcement une vertu très répandue… Mais n’empêche que certaines personnes ont encore assez de courage pour dire « Je ne pense pas que ca puisse marcher on va en rester la » plutot que de fuir après une nuit!
Commentaire n° 6 posté par Lewis le 12/10/2005 à 09h26