Question: Avez vous déjà été infidèle ?

Avant d’aller plus loin dans mes récits, je vais faire un petit article sur la fidélité, sujet ô combien épineux…

A la base: je suis une fervente adepte de la fidélité. En effet, dans une relation (ceci excluant tout type de relation basé exclusivement sur le sexe) la confiance est primordiale, et a priori l’exclusivité est de mise.

Dans la pratique: j’ai découvert que ma conscience s’accommodait très bien de petites entorses au principe de base. Mais pourquoi donc?

Tout d’abord, je n’ai jamais été infidèle sans « raisons ». Pour que j’en vienne à cette extrémité, il faut que la relation officielle batte fortement de l’aile, et soit à mes yeux irrécupérable.

Même si ça peut sembler un peu trop facile comme explication, il y a des moments où on ne peut tout simplement pas quitter son partenaire. J’ai vécu cette situation avec Cowboy, je considérais que tout était fini, mais il traversait un moment tellement douloureux que je ne pouvais pas le quitter. Les quelques personnes au courant de la situation appelaient ça de la lâcheté, moi je savais au fond de moi que le quitter à ce moment là aurait été le coup de grâce. je peux être salope, mais je ne blesse jamais par plaisir (ou alors il faut vraiment m’avoir pris pour la dernière des connes pour que j’en arrive là) J’ai donc découvert que parfois, on ne peut pas partir comme ça, mais est-ce une raison pour que la vie s’arrête? J’ai fait mon choix, c’était non. Sortir d’une relation longue pour retomber dans une autre, non merci, mais se faire plaisir en attendant d’offficialiser la séparation… Pourquoi pas.

Je ne suis donc pas une adepte de l’infidélité chronique, quand je suis bien avec quelqu’un, je ne vois pas l’intérêt d’aller voir ailleurs!

Je peux être quelqu’un de très honnête (même si ça prend du temps), mais je n’avouerai jamais une infidélité. Certaines personnes pensent qu’il faut le dire pour se faire pardonner, mais c’est uniquement pour pouvoir vivre avec leur conscience. Quand j’ai fait une connerie, j’assume. Si j’ai mauvaise conscience, je ne m’en prends qu’à moi-même.

A quoi ça sert de raconter à l’autre une tromperie, surtout quand elle est finie? A en partager le poids, à ne pas garder ça pour soi. On partage avec l’autre la faute, et c’est au partenaire de gérer comme il peut. Or, si on revient vers cette personne, c’est qu’on a fait un choix. Lui dire la vérité ne sert qu’à se soulager, et à faire souffrir l’autre. Et oui, toute vérité n’est pas bonne à dire!

Paradoxalement, je préfère être au courant si j’ai été trompée, parce que je ne suis pas adepte des secondes chances. L’ayant vécu personnellement, quand on trompe une fois on a tendance à le refaire. Même en étant amoureuse, je ne pardonne pas et préfère partir. Je sais que ça peut sembler très mesquin, et que je peux sembler trop sûre de moi, mais d’expérience, je ne pardonne plus. Et quand je trompe quelqu’un, c’est synonyme de « the end ».

Pour finir, une petite digression sur la tromperie en général, et quand y a-t-il tromperie en particulier.

Un soir de mauvais mélange alcool-médicament, je me suis retrouvée en situation particulièrement compromettante avec un jeune homme. En effet, celui-ci étant un ami de mon « amant officiel », Windsurfer, la situation n’était pas très simple. Ça sentait même l’arnaque à plein nez: l’amant en question s’éloignait, sûrement tiraillé par sa conscience (il aura un article digne de ce nom un de ces jours celui-là!) et essayait discrètement (ça c’est ce qu’il pensait!) de me refiler à son pote. Je veux bien avoir une certaine liberté dans ma vie sexuelle, mais que mon non-officiel essaye de se débarrasser de moi de cette façon, ça m’énervait! J’ai donc décidé de jouer un peu. Il était très jouissif de voir qu’aucun des deux ne savait trop sur quel pied danser. Windsurfer prétendait ne pas savoir que j’avais vu son pote pour prendre un verre, et le pote prétendait ne pas savoir que je couchais occasionnellement avec Windsurfer. Mon occupation principale était donc de les emmêler, et de les confronter à leurs mensonges.

Ce petit jeu a duré un petit moment, jusqu’au jour du mélange explosif: après un verre, j’étais totalement déchirée. La situation s’est echauffée avec le pote en question, et j’ai réussi à le foutre dehors dans un éclair de lucidité avant qu’il ne ce soit rien passé d’irréparable (sous-entendu: j’avais toujours mon string)

Le plus grandiose dans l’histoire, c’est que le jeune homme me rappelle la semaine suivante pour qu’on se revoit. Quand je lui explique qu’il est hors de question que ça se finisse en galipettes sauvages à mon appartement, que je suis déjà dans plus ou moins deux relations foireuses et que je ne compte pas en entamer une autre, il m’explique que « faire des câlins soft et s’embrasser n’est pas tromper, qu’il n’y a rien de mal à ça et que ça n’ira pas plus loin ». Ca ressemble fort au fameux « sucer n’est pas tromper » ou je ne m’y connais pas! Et comme je ne me fais pas particulièrement confiance côté maîtrise de mes pulsions, je lui explique fermement que c’est non, point barre.

Le plus étrange dans l’histoire, c’est que c’est ce petit faux pas qui m’a permi de rompre définitivement avec Cowboy. En effet, en fouinant dans mes archives MSN, celui-ci est tombé sur la fin de cette conversation, et m’a donc donné le courage qu’il me fallait pour finir une bonne fois pour toute.

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One Response to “Infidélité, mode d’emploi”

  1. Naughty
    21 h 46 min on mai 9th, 2009

    Grave question, la fidelité, et pas aussi simple qu’il n’y parait…
    Disons qu’il est très simple d’avoir une opinion bien tranchée sur le sujet tant qu’on y est pas confronté!
    Commentaire n° 1 posté par Banana au boulot le 17/10/2005 à 14h45

    Oui, un sujet vraiment épineux… La « morale » classique pose un avis simple (simpliste ?) sur la question, mais elle ignore un peu tout de la passion. Si c’était si facile on n’en parlerait et on ne se tourmenterait pas tant depuis si longtemps. :)
    Quelque part c’est… amusant de constater que les réponses données à un problème si complexe paraissent si simples (ton « non, point barre », par exemple, très efficace… il suffit juste de s’y tenir).
    En tout cas ta descripition de ton système d’infidélité est claire et paraît très rationnelle…
    Pour le « non, point barre », je donnais mon point de vue de traitresse infidèle qui avait déjà une double vie et ne voulait pas en mener une troisième par dessus! Je m’y suis d’ailleurs tenue, j’ai largué tout le monde, et j’en ai retrouvé un autre… puis un deuxième… L’infidélité semble être un cercle vicieux!
    L’infidélité n’a jamais été un art de vivre pour moi, ce n’est pas une situation que je recherche, mais que j’assume néanmoins… Ce n’est qu’un situation transitoire, mais comme il n’y a jamais de solution miracle (ça se saurait, tout le monde aurait des vies multiples et tout se passerait dans l’harmonie, mais bien sûr!) c’est plutôt du bricolage en situation précaire qu’on se retrouve à faire!
    Commentaire n° 2 posté par Lewis le 17/10/2005 à 17h52

    Quelquepart, les notions de fidélité/infidélité dépendent aussi des cultures, des personnes, et de l’histoire de chaque couple.
    Certains se mettent d’accord dès le départ en disant « on se trompe qd on veux, mais on prévient l’autre avant »
    (certains appellent ça un partage total)
    Bref, chacun son avis.
    Ce qui est amusant, c’est de mêler les fantasmes à tout ça.
    Moi par exemple, en tant que mec, il m’arrive parfois de fantasmer sur une soirée à 3 (nous 2 plus H ou F), et pourtant, je n’acceterais ni de partager mon épouse, ni qu’elle me trompe, ni de la tromper …
    La aussi, je pense que tout est question de discussion dans le couple.
    Quant à se faire pardonner une tromperie, ben … n’ayant pas été confronté au cas, je ne pense pas pouvoir être objectif.
    Je sais que ma femme m’affirme qu’elle ne me pardonnera jamais si je la trompe, mais devant le fait accompli et les circonstances, peut etre changerait-elle d’avis (mais je suis pas assez con pour tester ce point là)
    lol Il y a certaines choses qu’il ne vaut mieux pas tester… Sur le reste, trop bien dit pour que j’ajoute quoi que ce soit ;)
    Commentaire n° 3 posté par Nam le 18/10/2005 à 09h02

    Je suis d’accord: tromper, quand, comment, pourquoi, ca se discute et ca depend vraiment des situations, mais le DIRE, c’est vraiment de la mechancete gratuite: pourquoi gratuite ?
    Parce que ca n’apportera jamais rien a l’autre de savoir; il (ou elle) mettra toujours le pire dans cet aveu et il est partiuclierement inutile d’essayer d’expliquer que « ca comptait pas »… Meme s’il ne s’agit que d’un baiser…
    Alors, avis aux concerne(e)s: si ca compte pas, ben vous la fermez et vous oubliez !
    (Comment ca, ca sent le vecu ? …)
    Je me sens moins seule d’un coup ;)
    Commentaire n° 4 posté par Zoelie le 18/10/2005 à 19h12

    J’ai la meme vision des choses si ca peut te rassurer… j’ai connu des personnes qui n’ont jamais ete aussi amoureuses qu’apres un petit derapage… on va pas se gacher le bonheur en expliquant pourquoi! Mais c’est pas parce qu’on a une conscience qui se contente d’excuses de merde qu’il faut se permettre de repeter l’operation ;-)

    Si on répète l’opération, c’est qu’il est temps de quitter son partenaire…
    Commentaire n° 5 posté par E. le 19/10/2005 à 05h29

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